MAIS DE RIEN ....

Le contexte: Messire Jehan pour qui je fais quelques recherches dans mes contrées en échange de recherches dans les siennes est un homme d'une autre époque...
Quel art , quel style!!!!
Cela valait bien une page!

Très illustre dame Nadine

Hyer j'ai eu l'heur de découvrir le billet qu'à moi vous baillâtes
par l'entremise de ces messagers dont la célérité n'est plus à
conter. Me ramentevant votre précèdent et fort mélancolique message
je m'interroge sur la possibilité d'envisager ces précieux colis dès
ce jour d'hui, avant mon propre anniversaire... Déjà ce supplice
m'amène des aigreurs au gargamel à m'en faire vouloir quérir un
apothicaire. Fi donc de se languir, incontinent, je cède sans vous en
rien mander, au risque de vous vergogner et de perdre votre fiance,
et vais m'en repaître céans ne pouvant souffrir un tel dépit!
(...)
Morbleu, vous n'êtes point chiche en dons! Cela ne restera point
impuni lorsqu'en notre province de la Manche, je cheminerais de
rebours. Vous m'avez fort gâté et j'en suis fort aise et si cela a
en plus aidé dame Marie, que nenni, ce n'en est que mieux.
Foin de tout cela, je suis heureux de vous retrouver ainsi fort
rebiscoulée. C'est pitié que tant de vilains de cette farine que vous
savez, à vous, aient cherché noise et grief. Mais si l'ensemble
s'accommode enfin, la sérénité peut alors prendre le pas sur le
courroux dès lors qu'onques ne remet de bois sur la braise

Permettez, accorte et mignote garce, que je vous donne une brassée
comme il sied et sans être fripon, au risque de faire jaser moussu
Daniel et de voir ces caresses vous faire rougir comme bachelette.

Atendreziement

Messire Jehan
 

Il a récidivé